Mieux vivre ses émotions, sa confiance en soi et ses relations

Un suivi psychologique ne nécessite pas forcément d’avoir un trouble identifié. Parfois, des difficultés émotionnelles, des problématiques relationnelles ou un manque de confiance en soi suffisent à rendre le quotidien pesant, et méritent qu’on s’y attarde.

Mon approche s’appuie sur la thérapie cognitive et comportementale (TCC) et sur l’ACT (thérapie d’acceptation et d’engagement) : des outils concrets, qui se travaillent pas à pas, pour comprendre ce qui se joue et retrouver de la marge de manœuvre. Si ce que vous vivez se rapproche davantage d’une anxiété installée ou d’un épisode dépressif, vous trouverez des pages dédiées à l’anxiété et à la dépression.

Vous pouvez avancer à votre rythme.

Gérer son stress et ses émotions

Quand les émotions débordent, ou au contraire s’éteignent, il est possible d’apprendre à mieux les accueillir et à les réguler. Le stress qui ne redescend jamais, la colère ou l’angoisse qui submergent, mais aussi le sentiment de s’être « débranché » de son ressenti : ce sont des difficultés fréquentes, et elles se travaillent.

En TCC, nous explorons ensemble le lien entre vos pensées, vos émotions et vos comportements. Mettre des mots sur ce que vous ressentez, repérer les situations qui déclenchent une tension, comprendre ce qui l’entretient : c’est souvent le premier pas pour retrouver de la marge de manœuvre. Mon travail s’appuie surtout sur les thérapies de la troisième vague, dont l’ACT : plutôt que de lutter contre une émotion inconfortable (ce qui l’amplifie souvent), on apprend à lui faire une place. Accueillir ce qui est là, sans se laisser diriger par elle : c’est ce qui permet, peu à peu, à l’émotion de cesser de tout commander.

Quand on ressent tout très fort : l’hypersensibilité

L’hypersensibilité n’est pas un trouble, c’est une intensité particulière du ressenti, mais cela veut souvent dire quelque chose. Quand ressentir tout très fort devient pesant au quotidien, ce qui se joue en dessous est souvent une difficulté à réguler ses émotions, parfois une faible tolérance à l’inconfort émotionnel, qui pousse à éviter les situations ou les ressentis qui submergent. Or l’évitement, s’il soulage sur le moment, tend à entretenir la difficulté.

C’est justement ce qui peut s’explorer et se travailler. Si votre sensibilité vous limite (dans vos relations, votre travail, votre vie quotidienne), il y a sans doute quelque chose à comprendre et à accompagner, plutôt qu’à subir. L’accompagnement vise alors à apprivoiser progressivement ce qu’on évitait, et à faire de cette intensité un appui plutôt qu’un poids.

Si votre stress s’accompagne d’inquiétudes envahissantes et difficiles à contrôler, la page anxiété généralisée approfondit ce point.

Affirmation de soi et confiance en soi

S’affirmer, c’est apprendre à exprimer ses besoins et ses limites tout en respectant ceux des autres. Beaucoup de personnes n’osent pas dire non, font systématiquement passer les autres avant elles, et finissent par s’oublier, jusqu’à la fatigue ou le ressentiment. Ce n’est pas un trait de caractère gravé : cela s’apprend.

Trois notions se complètent ici, sans se confondre. L’estime de soi, c’est la valeur que l’on s’accorde, le regard que l’on porte sur soi. La confiance en soi, c’est la croyance en ses propres capacités à faire face, à réussir ce que l’on entreprend. L’affirmation de soi, enfin, c’est la mise en acte dans la relation : oser exprimer ce que l’on pense, ressent et souhaite. On peut avoir une bonne estime de soi et peiner à s’affirmer, ou l’inverse. C’est pourquoi nous regardons ensemble lequel de ces appuis a besoin d’être renforcé.

On distingue souvent quatre manières de communiquer. Le mode passif : on s’efface, on garde ses besoins pour soi, on subit. Le mode agressif : on impose son point de vue au détriment de l’autre. Le mode manipulateur : on cherche à obtenir les choses de façon détournée, sans les dire clairement. Et le mode assertif (celui que l’on travaille ensemble) : exprimer ce que l’on ressent et ce dont on a besoin, tout en tenant compte de l’autre.

Souvent, ce qui empêche de s’affirmer, ce sont des pensées automatiques tenaces : « si je refuse, on va m’en vouloir », « mon avis ne compte pas », « je n’ai pas le droit de demander ». Ces pensées prennent racine dans des croyances ou des schémas d’apprentissage anciens, façonnés par notre histoire. En TCC, nous repérons ensemble ces croyances, nous regardons ce qu’elles vous coûtent, et nous les assouplissons pas à pas. Nous utilisons aussi des outils issus notamment de la communication non violente (CNV) : formuler une demande claire, poser une limite, dire non sans agresser ni se renier.

Confiance en soi et affirmation de soi avancent ensemble : à mesure que vous osez, vous expérimentez que la relation y survit, et la confiance se nourrit de ces petites preuves. Lorsque la peur du regard des autres est très forte, au point d’éviter certaines situations sociales, c’est parfois une anxiété sociale qui se joue : la page anxiété sociale y est consacrée.

Difficultés relationnelles familiales et affectives

Quand les relations font souffrir (dans le couple ou la vie amoureuse, en famille, en amitié ou au travail), un travail individuel permet de mieux comprendre la place que l’on y prend, et de la faire évoluer.

Ensemble, nous travaillons sur la façon d’améliorer vos relations : comprendre ce qui s’y rejoue (les schémas appris, les peurs, les besoins) et apprendre à poser ses limites, un point que la section affirmation de soi prolonge directement. Ce travail peut aussi porter sur la socialisation : oser aller vers les autres, rencontrer du monde, et construire des relations plus alignées avec qui vous êtes.

Il s’agit ici d’un travail individuel : je ne propose ni thérapie de couple, ni thérapie familiale, ni médiation. Nous pouvons repérer ensemble vos difficultés relationnelles et travailler dessus, de votre côté. Mais transformer une relation devenue dysfonctionnelle ne peut pas toujours se faire d’un seul côté : lorsque c’est le lien lui-même qui a besoin d’être travaillé, à deux ou en famille, je vous oriente vers une thérapie adaptée.

Une limite claire, enfin : le travail thérapeutique ne consistera jamais à vous adapter à une situation relationnelle violente. Face à des violences (psychologiques, verbales ou physiques, dans le couple, au travail ou ailleurs), l’objectif est au contraire de les repérer et de vous en protéger. L’outil du violentomètre peut aider à y voir clair. Si vous êtes concerné·e, vous n’avez pas à rester seul·e avec cela : des ressources et des lignes d’écoute spécialisées existent, et nous pouvons en parler.

Traverser une épreuve de vie

Se sentir mal après une rupture, un deuil ou un grand changement n’a rien d’anormal : ce sont des épreuves qui demandent du temps, et il est parfois aidant de ne pas les traverser seul·e. Un deuil, une séparation, une transition (déménagement, parentalité, changement professionnel, maladie) bousculent nos repères. La tristesse, la fatigue, le découragement ou la perte d’élan qui les accompagnent sont des réactions humaines, pas des faiblesses.

Souvent, le temps et nos appuis habituels suffisent à retrouver peu à peu l’équilibre. Mais il arrive que la souffrance s’installe, ou qu’on se sente vraiment débordé·e. Un accompagnement peut alors aider à mettre des mots sur ce que l’on vit, à traverser l’épreuve à son rythme, et à retrouver doucement prise sur sa vie. Chercher du soutien dans ces moments n’est pas un aveu de faiblesse : c’est une façon de prendre soin de soi.

Si la tristesse devient durable et envahissante, au point de teinter tout le quotidien, il peut s’agir d’un épisode dépressif : la page dépression l’aborde.

Enfin, si vous traversez une détresse intense, vous n’êtes pas seul·e : le 3114, numéro national de prévention du suicide, est gratuit, confidentiel et joignable à tout moment.

Faire un premier pas

Quel que soit ce qui vous amène (une émotion qui déborde, un manque de confiance, une relation qui pèse ou une épreuve à traverser), vous n’avez pas besoin d’attendre que tout aille mal pour en parler. Les séances se déroulent en visioconsultation, partout en France, pour les adultes et les adolescents dès 14 ans. Si vous le souhaitez, nous pouvons faire un premier pas ensemble.

Prendre rendez-vous

En cas de détresse immédiate, consultez les ressources d’urgence.

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