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Approche TCC · Entretien motivationnel

Balance décisionnelle

Explorez, sans jugement, les avantages, les inconvénients et leur poids subjectif. Il n'y a pas de bonne réponse, seulement ce qui compte pour vous.

Enregistré sur cet appareil

Facultatif. Explorer d'autres possibilités aide à sortir d'un raisonnement binaire, à votre rythme.

Cet outil soutient la réflexion ; il ne décide pas à votre place.

Approche TCC · Restructuration cognitive

La tarte du blâme

Un espace pour répartir, sans se juger, la part de chacun et de chaque chose dans une situation. La culpabilité se vit souvent comme une responsabilité totale. Ici, on regarde la situation telle qu'elle est : faite de plusieurs morceaux.

Enregistré sur cet appareil
Étape 1

Décrire la situation

Quelle situation vous fait ressentir de la culpabilité ou un sentiment de responsabilité ?

Prenez le temps qu'il vous faut. Ce que vous ressentez est légitime : l'objectif n'est pas de l'effacer, mais de le regarder de plus près.

Étape 2

Pensée initiale

À quel point vous sentez-vous responsable, là, maintenant ?

50 %
0 % · pas du touttotalement · 100 %
Étape 3

Construire la tarte du blâme

Quels facteurs, personnes ou circonstances ont contribué à cette situation ? Donnez à chacun la part qui vous semble juste.

Ajoutez au moins un facteur pour voir la tarte se former.

Les parts s'ajustent automatiquement pour totaliser 100 %. Il n'y a pas de répartition « juste » à trouver : seulement celle qui, après réflexion, vous paraît plus proche du réel.

Suggestions · à ajouter en un geste
Étape 4

Réévaluation

Après avoir réparti les responsabilités, à quel point vous sentez-vous responsable maintenant ?

50 %
0 % · pas du touttotalement · 100 %
Lecture en douceur
ResponsabilitéLa part qui dépendait réellement de vous, dans ce contexte précis.
InfluenceCe sur quoi vous pouviez peser, souvent moins large qu'il n'y paraît.
IntentionCe que vous vouliez vraiment, qui diffère parfois du résultat.
ContrôleCe qui était entre vos mains, par rapport à ce qui ne l'était pas.

Cet outil soutient la réflexion ; il ne cherche pas un coupable, n'impose aucune vérité et ne minimise aucune responsabilité réelle.

Approche TCC · ACT · Flexibilité cognitive

Tout ou rien

Une échelle pour assouplir les pensées en « tout ou rien ». On transforme un verdict binaire (nul ou compétent) en une évaluation graduée, où apparaissent toutes les nuances entre les deux extrêmes.

Enregistré sur cet appareil
Pourquoi ce continuum ?

La pensée « tout ou rien » fait vivre les choses en noir ou blanc, sans demi-mesure. Pour la rendre plus souple, on place d'abord d'autres personnes et repères le long de l'échelle : cela rend visibles les nuances entre les deux extrêmes. On s'y situe ensuite à son tour. L'objectif n'est pas de se juger, mais de remarquer qu'une évaluation graduée est souvent plus juste, et plus apaisée, qu'un verdict binaire.

Cadrage

La pensée à assouplir

La pensée dichotomique (« tout ou rien »)

Étape 1

Les autres & les repères

Ajoutez des personnes ou des repères, puis glissez-les sur l'échelle. « Qui mettriez-vous tout en bas, à 0 % ? Et tout en haut, à 100 % ? »

Exemples · touchez pour ajouter, puis glissez
100 %
0 %
Étape 2

Et vous, dans tout ça ?

Maintenant que les repères sont placés, situez-vous à votre tour. « Au regard de tous ces points, où vous placez-vous, honnêtement ? »

Vous pouvez replacer votre étiquette « Vous » autant de fois que nécessaire, et comparer sa position aux repères.

Cet outil soutient la réflexion ; il ne décide pas à votre place.

Approche TCC · Régulation émotionnelle

Explorer mon état émotionnel

Un espace pour mettre des mots sur ce que vous ressentez, sans jugement.

Étape 1 sur 4

Comment ça se passe

Cet outil vous accompagne en quatre étapes : observer vos sensations, situer votre émotion, puis garder une trace si vous le souhaitez.

Il n'y a rien à réussir. Avancez à votre rythme ; vous pouvez revenir en arrière à tout moment.

Cet outil soutient la réflexion ; il ne pose aucun diagnostic.

Approche ACT · Défusion cognitive

Prendre du recul avec ses pensées

Observer une pensée à distance, sans la combattre : la voir pour ce qu'elle est, un contenu de l'esprit, passager et changeant.

Comment ça fonctionne ?

En thérapie ACT, nos pensées ne sont pas des faits : ce sont des événements mentaux, comme des nuages qui traversent le ciel. Pourtant, il nous arrive de les confondre avec la réalité et d'agir comme si elles disaient la vérité absolue sur nous. C'est ce qu'on appelle la fusion cognitive.

La défusion cognitive consiste à apprendre à observer une pensée à distance, sans la combattre, sans chercher à la supprimer : simplement la voir pour ce qu'elle est : un contenu de l'esprit, passager et changeant.

Ce n'est pas un outil d'évitement

Cet exercice ne cherche pas à faire disparaître vos émotions difficiles. Si une émotion désagréable vous accompagne, laissez-la être présente : c'est normal, et c'est même le signe que cet exercice est pertinent.

La défusion ne vise pas le soulagement immédiat. Elle vise à modifier votre relation à la pensée, pour que vous puissiez continuer à agir selon ce qui compte vraiment pour vous, même quand les pensées sont intenses.

Étape 1 sur 5

Quelle est cette pensée ?

Prenez un moment pour noter la pensée qui vous traverse l'esprit. Il n'y a ni bonne ni mauvaise réponse.

Exemple : Je suis nul

Étape 2 sur 5

À quel point y croyez-vous ?

Sur une échelle de 0 à 10, à quel point cette pensée vous semble vraie en ce moment ?

« … »
5
0 · pas du touttotalement · 10
Étape 3 sur 5

Explorons cette pensée

Cette pensée pourrait venir de :

Si un proche me disait exactement ça, je lui dirais quoi ?

Exemple : Mon ami me dit qu'il est lui-même nul

Étape 4 sur 5

Prenez du recul

Glissez votre pensée dans la phrase qui vous correspond le mieux.

↓ Glissez dans l'une des phrases

  1. Je remarque que j'ai la pensée que[ … ]
  2. Mon esprit me dit que[ … ]
  3. Je vois passer la pensée que[ … ]
Étape 5 sur 5

Et maintenant ?

Prenez un moment pour observer ce qui a changé dans votre relation à cette pensée.

« … »
Avant
Maintenant5
5
0 · pas du touttotalement · 10

Cet outil soutient la réflexion ; il ne pose aucun diagnostic.

Approche TCC · Activation comportementale

Agenda d'activité

Une technique validée des TCC pour rompre le cercle de l'inactivité. Pour chaque activité, notez trois dimensions indépendantes : maîtrise, satisfaction, plaisir.

L'activation comportementale est une technique cliniquement validée, au cœur des TCC, qui brise le cercle vicieux de l'inactivité liée à la dépression.

Pour chaque activité, notez trois dimensions indépendantes de 0 à 10 :

  • Maîtrise (M) : dans quelle mesure ai-je accompli cette activité avec compétence ? (0 = aucune, 10 = totale)
  • Satisfaction (S) : suis-je satisfait·e de l'avoir faite, une fois terminée ? (0 = pas du tout, 10 = pleinement)
  • Plaisir (P) : ai-je ressenti du plaisir pendant l'activité ? (0 = aucun, 10 = grand plaisir)

Important : remplissez au fur et à mesure, pas a posteriori.

Fennell (1989) · Dimidjian et al. (2006) · Mirabel-Sarron & Docteur, Dunod (2021)

MMaîtrise · accomplissement SSatisfaction · après PPlaisir · pendant
Semaine

Récapitulatif

Moyennes

Moyennes par activité sur la semaine.

Cet outil soutient la réflexion ; il ne pose aucun diagnostic.

Vos activités déjà saisies

Touchez-en une pour l'ajouter à ce jour, sans la retaper.

Approche TCC · Restructuration cognitive

Défier une pensée inutile

Nos pensées ne sont pas des vérités : ce sont des productions de l’esprit, souvent filtrées par des biais. Les examiner permet de reprendre du recul et de choisir comment y répondre.

Enregistré sur cet appareil
Étape 1 sur 6

La situation

Décrire les faits, le plus concrètement possible.

Étape 2 sur 6

La pensée exacte

La pensée telle qu’elle se présente, mot pour mot.

Étape 3 sur 6

Quel biais pourrait être à l’origine de cette pensée ?

Sélectionner un ou plusieurs biais qui correspondent. Chacun est une façon habituelle qu’a l’esprit de déformer la réalité.

Étape 4 sur 6

Une autre manière de voir la situation ?

Plusieurs lectures plausibles. Ex. il est simplement occupé, ou n’a pas encore vu mon message.

1
2
3
Étape 5 sur 6

Si un ami avait cette pensée, que lui dirais-je ?

Se parler avec la même bienveillance qu’à quelqu’un qu’on aime.

Étape 6 sur 6

Décider

Maintenant que je la sais biaisée : est-il utile d’écouter cette pensée pour me rapprocher de ce qui compte pour moi ?

C’est noté

Une pensée biaisée ou inutile n’a besoin ni d’être crue, ni d’être combattue.

Cet outil soutient la réflexion ; il n’impose aucune vérité et ne remplace pas un suivi. © Fanny Ladevèze, psychologue.

Affirmation de soi · Communication non violente

S’affirmer avec clarté et respect

S’affirmer, c’est exprimer ce que l’on ressent, ce dont on a besoin et ce que l’on souhaite, avec clarté et respect, pour soi comme pour l’autre. On explore la situation, puis on formule une demande en quatre temps.

Enregistré sur cet appareil
Étape 1 sur 5

La situation

Les faits, sans jugement ni interprétation.

Ex. « quand tu annules notre rendez-vous une heure avant… »

Étape 2 sur 5

Ce que je ressens

L’émotion que cette situation fait naître, à dire à la première personne.

Ex. je me sens déçu·e, un peu seul·e.

Étape 3 sur 5

Mon besoin

Le besoin sous l’émotion. Le repérer, puis pouvoir le dire.

Des besoins fréquents : respect, reconnaissance, écoute, sécurité, soutien, autonomie, repos, équité, considération.

Étape 4 sur 5

Ma demande

Ce que je veux, formulé positivement et réalisable.

Ex. pourrais-tu me prévenir la veille si tu as un doute ?

Étape 5 sur 5

Ma phrase

Assembler la situation, l’émotion, le besoin et la demande en une phrase, à dire d’un trait.

S’entraîner à voix haute, devant un miroir, en reformulant des situations passées, en commençant par de petites choses du quotidien.

Ma demande

Cet outil soutient l’expression de soi ; il ne remplace pas un suivi. © Fanny Ladevèze, psychologue.

Approche TCC & ACT · Résolution de problème

Sortir d’une situation bloquée

Une démarche structurée (Nezu, D’Zurilla) qui remplace l’évitement et la rumination par l’action. Pour ce qui se résout en agissant ; ce qui échappe à notre contrôle relève plutôt de l’acceptation.

Enregistré sur cet appareil
Clarifier · 1 sur 6

Le problème

Qu’est-ce qui me pose problème ?

Décrire les faits, le plus concrètement possible.

Clarifier · 2 sur 6

Ce que je veux à la place

Si ce problème était résolu, qu’est-ce qui serait différent ?

Formuler positivement : « j’aimerais pouvoir… »

Clarifier · 3 sur 6

Ma façon habituelle de réagir

Quand ce problème arrive, je fais souvent :

Est-ce que ça m’aide vraiment ?

Générer · 4 sur 6

Générer des solutions

Quantité avant qualité, sans filtrer.

Lister 5 à 10 idées au moins, même imparfaites. Une idée par ligne, sans juger leur faisabilité.

Choisir · 5 sur 6

Choisir et passer à l’action

Concrètement, je vais…

Évaluer · 6 sur 6

Évaluer le résultat

À remplir après avoir essayé.

Si la solution n’a pas suffi, c’est une information, pas un échec : revenir générer d’autres pistes. Si le problème échappe à mon contrôle, l’acceptation est parfois plus juste que la résolution.

Mon plan

Cet outil soutient la réflexion et l’action ; il ne remplace pas un suivi. © Fanny Ladevèze, psychologue.

Planification · Priorisation

La matrice d’Eisenhower

Trier ce qui mérite vraiment notre énergie. En croisant deux axes, urgence et importance, quatre cadrans apparaissent, chacun appelant une action différente.

Enregistré sur cet appareil
Comprendre · 1 sur 3

Les quatre cadrans

Chaque tâche se place selon son urgence et son importance.

Lister · 2 sur 3

Lister et évaluer

Tout poser, puis trancher pour chaque tâche.

Urgent ? un délai serré, des conséquences si je ne le fais pas dans les prochains jours. · Important ? cela contribue à mes valeurs, ma santé, mes projets, mes proches.

Placer · 3 sur 3

Ma matrice

Colonnes : urgent / non urgent · Lignes : important / non important

Point d’attention : beaucoup d’épuisement vient de vivre dans le cadran 1 (urgent et important) en négligeant le 2 (important, non urgent). Donner du temps régulier au cadran 2 (sommeil, lien, sport, projet de fond) est la meilleure protection contre la surcharge.

Cet outil soutient l’organisation ; il ne remplace pas un suivi. © Fanny Ladevèze, psychologue.

Fin de thérapie · Mon plan personnel

Prévention de la rechute

Une rechute n’efface pas le chemin parcouru. Les compétences acquises restent disponibles : il s’agit de les réactiver, pas de tout recommencer.

Enregistré sur cet appareil
Étape 1 sur 4

Mes situations à risque

Les contextes, périodes ou événements de vie qui me rendent plus vulnérable.

Étape 2 sur 4

Mes signaux précoces

Les premiers symptômes quand je vais moins bien : corps, émotions, pensées, comportements.

Préciser en quoi ils diffèrent de mes hauts et bas habituels. Ex. « je ne dors plus que quatre heures par nuit, presque tous les soirs, depuis plusieurs semaines » plutôt que « je dors mal ».

Étape 3 sur 4

Ce qui m’a aidé et que je veux garder

Les pratiques, exercices et appuis acquis en thérapie.

Étape 4 sur 4

Mes contacts de confiance

Les personnes à appeler en premier si je remarque plusieurs signaux.

Urgences · ligne d’écoute3114 · Prévention du suicide, 24 h/24, gratuit.
Mon plan
Une rechute n’efface pas le chemin parcouru. Ce plan est là pour réactiver, pas pour tout recommencer.
Urgences · ligne d’écoute3114 · Prévention du suicide, 24 h/24, gratuit.

Document personnel à garder et relire. En cas de danger immédiat, appeler le 15 ou le 3114. © Fanny Ladevèze, psychologue.

Thérapie ACT · Clarifier ses valeurs

Ma cible des valeurs

Les valeurs ne sont pas des objectifs à atteindre, mais des directions à suivre, une boussole. Pour chaque sphère de vie, situer son importance et son alignement actuel.

Enregistré sur cet appareil
Comprendre · 1 sur 3

Comment lire la cible

Deux curseurs par sphère de vie :

Importance (0 à 10) : plus une sphère compte, plus sa part de la cible est large. · Alignement aujourd’hui (0 à 10) : plus on vit en accord avec cette valeur, plus le point se rapproche du centre.

Évaluer · 2 sur 3

Mes sphères de vie

Pour chacune, régler l’importance et l’alignement actuel. Une sphère sans importance (0) ne figure pas sur la cible.

Ma cible · 3 sur 3

Ma cible des valeurs

centre · alignébord · éloigné

Cet outil soutient la réflexion ; il ne remplace pas un suivi. © Fanny Ladevèze, psychologue.

Thérapie ACT · Inspiré de Russ Harris

Exercice ACT

Dans toute situation difficile, j’ai un choix : agir d’une manière qui me rapproche de ce qui compte, ou qui m’en éloigne. Prendre conscience des deux directions pour choisir une réponse plus alignée.

Enregistré sur cet appareil
Comprendre · 1 sur 5

Les deux directions

À chaque situation, un « point de choix » entre deux directions.

↑ Me rapproche

Agir selon mes valeurs. Les comportements, gestes et pensées qui me rapprochent de ce qui compte vraiment.

↗ M’éloigne

Lutter, éviter, bloquer. Les comportements qui m’éloignent de mes valeurs ou entretiennent le problème.

Observer · 2 sur 5

Ma situation

Une situation actuelle qui pose difficulté.

Me rapproche · 3 sur 5

↑ Ce qui me rapproche

Actions ou comportements qui me rapprochent de ce qui compte.

M’éloigne · 4 sur 5

↗ Ce qui m’éloigne

Pensées, luttes ou comportements qui m’éloignent de mes valeurs.

Choisir · 5 sur 5

Mon engagement

Une action concrète que je choisis de poser.

Même un tout petit pas compte. Quelle est la plus petite action alignée avec mes valeurs que je peux poser maintenant ?

Mon point de choix

Cet outil soutient la réflexion et l’action ; il ne remplace pas un suivi. © Fanny Ladevèze, psychologue.

TCC & ACT · Rumination

Sortir de la rumination

La rumination tourne en boucle et donne l’impression de comprendre ou de garder le contrôle, tout en entretenant la détresse. La distinguer d’une vraie réflexion, puis reprendre la main.

Enregistré sur cet appareil
Comprendre · 1 sur 4

Pensée utile ou rumination ?

Deux fonctionnements très différents.

Pensée utile

Porte sur une situation actionnable. Cherche des solutions, aboutit à une décision, puis s’arrête.

Rumination

Tourne sur le passé ou un futur incertain. N’aboutit à rien, se relance sans fin et nourrit l’émotion.

Repérer · 2 sur 4

Quel filtre mon esprit utilise-t-il ?

Sélectionner les pièges qui ressemblent à ce qui se dit en ce moment dans la tête. Plusieurs peuvent être actifs.

Constater · 3 sur 4

Le constat

Nommer ce qui se passe, à voix haute si possible.

Choisir une issue · 4 sur 4

L’arbre du souci

S’agit-il d’un problème sur lequel je peux agir ?

Choisir un chemin. L’autre reste visible à côté, en grisé.

Ma sortie de boucle

Toutes les inquiétudes ne nécessitent pas une action immédiate. Parfois agir aide, parfois lâcher prise aide. Cet outil soutient la réflexion ; il ne remplace pas un suivi. © Fanny Ladevèze, psychologue.

TCC · Auto-observation

Tableau d’auto-observation

Au fil des jours, noter une situation marquante et ce qu’elle a déclenché. C’est en cumulant les observations que les schémas qui reviennent deviennent visibles.

Enregistré sur cet appareil
TCC · Exposition

Mon carnet d’exposition

Affronter, peu à peu, ce que l’on redoute, pour apprendre à son cerveau que le danger prédit ne survient pas, ou qu’on peut le gérer. Chaque fiche documente une exposition, avant et après.

Comprendre l’exercice

Votre cerveau a mémorisé un scénario où il redoute certaines situations. C’est un apprentissage ancien qui déclenche la peur pour vous « protéger ».

Le but de l’exposition : il ne s’agit pas d’attendre que la peur disparaisse par magie, mais de réaliser un nouvel apprentissage. En vivant la situation sans la fuir, vous apprenez à votre cerveau que le danger prédit ne survient pas, ou que vous pouvez le gérer.

À terme, votre cerveau aura la liberté de choisir sa réaction plutôt que d’être guidé automatiquement par la peur.

L’objectif n’est pas que l’anxiété descende immédiatement, mais de construire une nouvelle croyance. Il est tout à fait normal que l’exercice soit désagréable.

Les clés de la réussite

  • Durée. Rester assez longtemps dans la situation, au moins 15 minutes, pour que le cerveau enregistre l’information.
  • Répétition. Plus on répète, plus le nouvel apprentissage devient solide et automatique.
  • Variété. Varier les lieux, les heures et les contextes pour généraliser l’apprentissage.
  • Pas de « béquilles ». Éviter les réassurances : être accompagné·e, se distraire, appeler quelqu’un, contrôler sa respiration pendant l’exposition.
Enregistré sur cet appareil
TCC de l’insomnie

Agenda du sommeil

Observer ses nuits, sans jugement. À remplir chaque matin au réveil : les estimations suffisent, inutile de regarder l’heure pendant la nuit. C’est en cumulant les nuits que la progression devient visible.

Mieux comprendre l’insomnie

L’insomnie est un dysfonctionnement de la régulation veille-sommeil, souvent entretenu par les comportements que l’on adopte pour essayer de mieux dormir.

La Thérapie Cognitivo-Comportementale de l’insomnie (TCC-I) est le traitement de référence recommandé en première intention par les sociétés savantes (Académie américaine de médecine du sommeil, INSERM). Plus efficace à long terme que les somnifères, elle agit en restaurant le lien entre lit et sommeil, en stabilisant l’horloge interne, et en réduisant l’activation cognitive et émotionnelle au coucher.

Les trois leviers de la TCC-I

  • Reconditionner. Le lit redevient un signal de sommeil, plus d’éveil et de combat.
  • Stabiliser. L’horloge interne se cale avec une heure de lever fixe et l’exposition à la lumière.
  • Apaiser. L’activation cognitive baisse : rituel calme, ruminations contenues à un autre moment.

Le cercle vicieux de l’insomnie

Mauvaise nuit Inquiétude, frustration Comportements compensatoires Hyperéveil

Ce que l’on met en place pour mieux dormir entretient l’insomnie. La TCC-I aide à sortir de cette boucle.

Enregistré sur cet appareil
TCC du trouble panique

Exposition intéroceptive

Provoquer volontairement les sensations physiques redoutées, puis les répéter, pour apprendre à son cerveau qu’elles sont inconfortables, mais non dangereuses.

Comprendre le trouble panique

Les attaques de panique sont des épisodes d’anxiété intense marqués par des sensations physiques fortes : accélération du cœur, vertiges, souffle court, oppression, impression de perte de contrôle. Ces sensations sont réelles mais non dangereuses.

Ce qui entretient la panique, c’est l’interprétation catastrophique de ces sensations. « Mon cœur bat vite » → « je fais un infarctus », « je suis étourdi·e » → « je vais m’évanouir » : ces interprétations augmentent l’anxiété, ce qui intensifie encore les sensations, et boucle le cercle de la panique.

Le cercle vicieux de la panique

Sensation physique Interprétation catastrophique Anxiété qui monte Sensations renforcées

C’est l’interprétation qui referme la boucle. L’exposition vient l’interrompre.

Le principe de l’exposition intéroceptive

L’exposition intéroceptive consiste à provoquer volontairement les sensations physiques redoutées. La répétition permet au cerveau un nouvel apprentissage : la croyance « l’attaque de panique est dangereuse » laisse place à « ces sensations sont inconfortables, pas dangereuses ».

Réduire les comportements de sécurité

Pour que l’exposition fonctionne, l’apprentissage doit se faire au contact direct des sensations. Réduire au maximum les stratégies qui atténuent l’expérience : se distraire, faire de la respiration pour se calmer, être accompagné·e, se rassurer mentalement (« ça va passer », « ce n’est pas grave »), vérifier son pouls, tenir un objet rassurant. Ces comportements protègent à court terme mais maintiennent la peur à long terme.

Avant de commencer

Ces exercices provoquent volontairement des sensations physiques intenses. À pratiquer uniquement dans le cadre de votre suivi, avec l’accord de votre psychologue, et selon ce qui a été vu en séance.

Régulation émotionnelle · Guide à suivre

S·T·O·P

L’émotion n’a pas besoin d’être supprimée pour passer. Elle a besoin d’espace.

S

S’arrêter.

Je mets une pause dans ce que je suis en train de faire, de dire ou de penser.

Comment : je dis intérieurement « stop », j’arrête ce que je suis en train de faire, de penser ou de dire. Je ne cherche pas encore à comprendre.

Repère

Si je ne fais que cette étape, c’est déjà gagné : je sors du pilote automatique.

T

Temps de respirer.

Je prends une grande respiration : j’inspire 4 secondes par le nez, j’expire 6 secondes par la bouche.

But : revenir au corps, pas faire disparaître l’émotion. Si la respiration est inconfortable, sentir les pieds au sol à la place.

À garder en tête

Je respire pour être présent·e à ce que je vis, pas pour le fuir.

O

Observer, accueillir.

Je remarque ce qui est là, sans jugement, sans rien faire pour le modifier. Je nomme :

Corps : « j’observe une tension dans la poitrine. »
Émotion : « j’observe que je ressens de la peur. »
Pensée : « j’observe la pensée que… »

Le cœur de la pratique

« J’observe que mon esprit veut se distraire, je reste avec ce qui est là. »

Si l’envie de fuir, distraire ou agir surgit : je la nomme, je n’y réponds pas. L’émotion monte, plafonne, et redescend.

P

Poursuivre.

Je choisis consciemment la suite, en réponse, pas en réaction.

1. reprendre ce que j’étais en train de faire ;
2. un petit geste d’ancrage (boire un verre d’eau, marcher…) ;
3. mieux encore : une action alignée avec ce qui compte pour moi.

La question juste

« Si je n’avais pas à faire disparaître cette émotion, quelle action choisirais-je maintenant, fidèle à ce qui compte pour moi ? »

Outil thérapeutique inspiré de la pleine conscience (MBCT), de la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) et du modèle d’apprentissage inhibiteur (Craske et al., 2014). © Fanny Ladevèze, psychologue, tous droits réservés.

Fenêtre de tolérance · Ancrage

Techniques d’ancrage

À utiliser quand l’intensité dépasse mon seuil de tolérance, ou en cas de dissociation.

1.Reconnaître où je suis

Hyperactivation Le système s’emballe.

Anxiété intense, panique, agitation, urgence, pensées qui s’emballent.

À utiliser → TIPP
Fenêtre de tolérance Je suis présent·e.

Je peux réfléchir, ressentir sans être submergé·e, utiliser mes outils.

Zone à retrouver
Hypoactivation · dissociation Le système s’éteint.

Vide, déconnexion, brouillard mental, déréalisation.

À utiliser → 5 sens

2.Technique des 5 sens

1 à 2 min

Pour chaque sens, nommer à voix haute ou intérieurement ce que je perçois, le plus concrètement possible.

5
choses que je vois
autour de moi, dans la pièce.
4
que je peux toucher
texture, température, poids.
3
sons que j’entends
proches, lointains, intérieurs.
2
odeurs ou parfums
autour de moi, sur ma peau.
1
saveur
dans ma bouche, maintenant.

3.Technique TIPP

crise aiguë

Pour réguler physiologiquement le corps en crise aiguë, quand l’émotion est à son maximum.

T
TempératureUtiliser le froid.

eau froide sur le visage, glaçon sur les joues ou poignets, objet frais en main, environ 30 sec.

I
Intense exerciseEffort bref et intense.

marcher vite, monter des escaliers, courir sur place, sauter, 1 à 2 min.

P
Paced breathingRalentir la respiration.

inspirer lentement, allonger l’expiration (4 sec / 6 à 8 sec). 5 à 10 cycles.

P
Paired muscle relaxationContracter puis relâcher.

serrer les poings fort 5 sec, relâcher doucement ; répéter épaules, bras, jambes.

Inspiré de la fenêtre de tolérance (Siegel, Ogden), de la thérapie comportementale dialectique (Linehan, TIPP) et des approches sensorimotrices. À utiliser dans le cadre d’un suivi. © Fanny Ladevèze, psychologue, tous droits réservés.

TOC · Exposition avec prévention de la réponse

Décaler la réponse, traverser la vague

L’objectif n’est pas de faire disparaître l’anxiété. C’est d’apprendre qu’elle peut être traversée sans la compulsion.

À sortir au moment d’une obsession ou d’une urgence de compulsion.

Protocole

J’attends avant de répondre un peu plus longtemps à chaque fois.

5′début5 minutes
10′j’allonge10 minutes
15′j’allonge encore15 min, 1 h…
objectifsans compulsion
S

S’arrêter.

Je remarque l’obsession et l’urgence d’agir. Je ne fais pas la compulsion tout de suite.

Engagement : j’attends le délai convenu avec mon thérapeute avant toute compulsion (vérifier, laver, neutraliser, demander réassurance). Je note l’heure.

Repère

Repousser la compulsion, même de 5 minutes, est déjà une exposition. C’est ce délai qui fait le travail thérapeutique.

T

Temps de respirer.

Je prends une grande respiration pour m’ancrer dans le présent.

Attention : je ne respire pas pour faire baisser l’anxiété. Si la respiration devient elle-même une compulsion de neutralisation, j’en parle en séance.

À garder en tête

Le but n’est pas le soulagement. Le but est de rester présent·e à ce qui est là, sans agir dessus.

O

Observer la vague.

Je nomme l’obsession comme une pensée, l’urgence comme une sensation. Je ne réponds pas.

Pensée : « j’observe la pensée que… »
Sensation : « j’observe l’urgence de vérifier, niveau 8/10. »
Envie : je la regarde monter, plafonner, redescendre, comme une vague.

Le cœur du travail

« La pensée n’est pas la réalité. Je n’ai pas besoin d’y répondre pour qu’elle passe. »

L’anxiété peut rester forte, c’est normal. Ce qui s’apprend : je peux la contenir, je n’ai pas besoin de la compulsion.

P

Poursuivre.

Une fois le délai écoulé, je reprends une activité, si possible sans faire la compulsion du tout.

1. continuer ce que je faisais ;
2. m’engager dans une action de valeur (qui m’importe) ;
3. si je n’ai pas pu résister à la compulsion, je note ce qui s’est passé pour en parler en séance.

La question juste

« Si je n’avais pas à faire taire ce doute, que ferais-je maintenant qui compte pour moi ? »

Quatre repères pour ne pas se perdre
  • Le but n’est pas l’absence d’anxiété. C’est de la traverser sans compulsion, et d’apprendre que c’est possible.
  • Méfiance avec les compulsions déguisées : se rassurer mentalement, vérifier intérieurement, neutraliser… sont aussi des compulsions.
  • L’anxiété redescend toujours. Même sans rien faire. La compulsion court-circuite cet apprentissage.
  • Allonger progressivement. 5 → 10 → 15 min → 1 h → renoncement. À calibrer avec votre thérapeute.

Outil thérapeutique inspiré de l’exposition avec prévention de la réponse (Foa & Kozak, 1986), du modèle d’apprentissage inhibiteur (Craske et al., 2014) et de la thérapie d’acceptation et d’engagement (Twohig et al.). À utiliser dans le cadre d’un suivi. © Fanny Ladevèze, psychologue, tous droits réservés.

Fiche · Repères PDF · 6 pages

Comprendre l'anxiété

Au sommaire
    Mon espace

    Mon parcours

    Ce que vos outils avec mémoire déposent ici, pour préparer vos séances et observer vos activités.

    Préparer ma séance
    Rassemblez ce que vous voulez apporter ou transmettre à votre psychologue. Pour l'instant, votre agenda d'activation alimente cet espace ; d'autres outils s'y relieront.

    Carte de mes activités

    Cette semaine

    Comment se répartissent les activités notées dans votre agenda d'activation, cette semaine.

    Mon journal émotionnel

    Les ressentis que vous avez choisi de garder, du plus récent au plus ancien.

    Entrer une nouvelle clé

    Collez la nouvelle clé reçue de votre psychologue. Les outils qu'elle débloque s'ajoutent à ceux que vous avez déjà.

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    Choisir un fichier .sauge
    ou glissez-le ici

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    Si vous vous déconnectez, vous devrez re-saisir votre clé d'accès pour revenir. Vos fiches enregistrées restent sur l'appareil ; pensez à sauvegarder avant de partir.

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    Votre synthèse contient des données de santé. Pour les protéger, l'envoi se fait en deux temps, jamais par simple e-mail.

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